Ce vendredi 1er mars, le siège du Parti socialiste sans frontières (PSF) de l’opposant Yaya Dillo, tué lors d’un assaut de l’armée, est en cours de démolition.
Il s’agit d’un bâtiment de trois étages qu’une grosse pelleteuse démolit dans l’après-midi. Sur place, selon l’AFP, des véhicules blindés sont déployés. Cette démolition intervient au lendemain de la mort de Yaya Dillo, farouche opposant du général Mahamat Idriss Déby, président de la transition et son cousin.
Déjà, l’opposant avait été empêché de participer à la présidentielle en 2021 lorsqu’une tentative de son arrestation s’est soldée par la mort de sa mère et un de ses fils. Cette fois-ci, il a succombé à deux mois de la présidentielle, censée mettre fin à une période de trois de transition, à laquelle il devait se présenter contre son cousin, Mahamat Idriss Déby.
Le PSF, son parti, parle « d’un assassinat ». Pourtant, le gouvernement a affirmé que Yaya Dillo, recherché par les forces de l’ordre pour des soupçons de tentative d’assassinat du président de la Cour suprême et une attaque du siège d’une agence de services de renseignement, a été tué dans l’assaut parce qu’il a refusé de se rendre. Selon les autorités, l’opposant avait lui-même tiré sur les militaires. Ce que l’opposition rejette.
L’attaque contre des locaux de l’ANS dans la nuit de mardi à mercredi a fait au moins sept morts, dont quatre militaires et trois dans les rangs de Yaya Dillo, 49 ans. Tel est le bilan avancé par le gouvernement.
La Rédaction

