Ce mercredi 3 avril, la Cour constitutionnelle a refusé la suspension de la loi anti-homosexualité prévoyant la peine de mort pour certains actes homosexuels, selon la presse locale.
« Nous refusons d’annuler la loi anti-homosexualité de 2023 dans son intégralité et nous n’accorderons pas non plus d’injonction permanente contre son application », a déclaré Richard Buteera, juge principal.
Mais selon lui, cette loi est incompatible avec certains droits fondamentaux. Le tribunal estime que certains articles de la loi violent le droit à la santé et qu’ils sont « incompatibles avec le droit à la santé, à la vie privée et à la liberté de religion ».
Le 22 mars 2023, le Parlement ougandais a voté, lors d’une séance agitée, une loi prévoyant de lourdes peines pour les personnes entretenant des relations homosexuelles.
Les députés ont considérablement amendé le texte initial, qui prévoyait jusqu’à 10 ans de prison pour toute personne se livrant à des actes homosexuels ou se revendiquant comme LGBTQ+, dans un pays où l’homosexualité était déjà illégale.
Les militants affirment que la loi a déclenché un torrent d’abus contre les personnes LGBT, de la part de particuliers et d’agents de l’État. Dans un communiqué, l’année dernière, l’ONU, Amnesty International, Londres et Washington ont demandé au président ougandais Museveni de rejeter cette loi. Sans succès.
Josaphat Mayi

