Ce mercredi 1er mai, les autorités britanniques ont commencé à arrêter des migrants illégaux en vue de leur envoi au Rwanda dans les neuf à onze prochaines semaines, selon le gouvernement.
« Nos équipes dédiées à l’application des lois travaillent sans relâche pour arrêter rapidement ceux qui n’ont pas le droit d’être ici afin que nous puissions faire décoller les vols », a déclaré James Cleverly, ministre de l’Intérieur, dans un communiqué.
D’après Natasha Tsangarides, directrice associée du plaidoyer de l’association caritative Freedom from Torture, les gens ont très peur. Elle affirme que la peur d’être arrêtée et envoyée au Rwanda pousserait certaines personnes à entrer dans la clandestinité et à se désengager de leur système de soutien.
Des images publiées sur les réseaux sociaux par le ministère britannique de l’Intérieur montrent un homme placé dans une camionnette par des agents des services d’immigration. Un autre est emmené hors de sa maison menotté.
Un porte-parole indique que la ligne d’assistance téléphonique du groupe a reçu des appels de « dizaines de personnes ».
Selon cette source, ces personnes ne savaient toujours pas qui serait affecté au premier vol d’expulsion, ni quand celui-ci serait tenté.
Depuis le début de l’année, plus de 7 500 migrants sont arrivés en Angleterre sur de petits bateaux en provenance de France. Le gouvernement affirme que cette politique dissuadera les gens d’entreprendre un voyage dangereux à travers la Manche. Cinq personnes sont mortes en tentant de traverser la frontière la semaine dernière.
En avril dernier, le Parlement britannique a approuvé une loi, ouvrant la voie à l’envoi de demandeurs d’asile au Rwanda, s’ils arrivent en Grande-Bretagne sans autorisation. La presse locale rapporte que M. Sunak souhaite que les premiers vols décollent en juillet.
Si le journal The Sun a affirmé mardi que la Grande-Bretagne a envoyé son premier demandeur d’asile au Rwanda dans le cadre d’un programme volontaire, en confirmant que le migrant anonyme avait quitté le pays par avion lundi.
Les organisations caritatives de défense des droits de l’homme et les syndicats opposés à cette politique devraient lancer de nouvelles actions en justice pour empêcher les vols de décoller.
Josaphat Mayi

