Soupçonnés de corruption ou de violations des droits humains, cinq hauts responsables ougandais ont été sanctionnés par le département d’Etat américain.
L’annonce est tombée ce jeudi. Qui sont-ils ? Il s’agit d’Anita Among, présidente du Parlement, Mary Goretti Kitutu et Agnes Nandutu, deux anciens ministres pour la région de Karamoka, Amos Lugolobi, ancien ministre d’Etat ains que de Peter Elwelu, ancien commandant adjoint de l’armée. Les quatre premiers sont accusés de corruption.
« Ces quatre responsables ont abusé de leur fonction publique pour leur bénéfice personnel, au détriment des Ougandais », a déclaré Matthew Miller, le porte-parole du département d’Etat américain, cité dans un communiqué.
Selon le communiqué du département d’Etat, M. Elwelu est inéligible à un visa américain en raison de son implication dans des violations flagrantes des droits humains. Cette source renseigne que l’ancien commandant de l’armée ougandaise a été impliqué dans des exécutions extra-judiciaires commises par l’UPDF.
En fait, les sanctions impliquent l’interdiction de voyager aux Etats-Unis. Washington prévoit d’imposer d’autres restrictions de visa contre plusieurs responsables ougandais pour avoir miné le processus démocratique et réprimé des membres de populations marginalisées ou vulnérables en Ouganda, selon le département d’Etat.
En avril dernier, Londres avait imposé des sanctions à la rencontre d’Anita Among, accusée de corruption. Mais, le Parlement ougandais a rejeté ces accusations. Pour cette institution, la véritable raison de ces sanctions était son soutien à la loi anti-homosexualité, récemment promulguée par Kampala.
La Rédaction

