La nomination de Judith Suminwa Tuluka suscite des réactions et des attentes sur le plan sécuritaire en Ituri, dans l’est de la RDC, en proie à l’activisme de groupes armés.
Pour l’Ecidé, parti de Martin Fayulu, les anciens ministres nommés nouvellement dans le gouvernement Judith Suminwa devraient disparaître et laisser place aux nouvelles figures.
« Nous sommes convaincus que c’est une mascarade du président actuel de nommer une femme à la tête du gouvernement. Justement, c’est pour qu’elle soit manipulée facilement. La majorité dans ce gouvernement sont les anciens. Pourtant, nous nous attendions à une nouvelle classe politique », a déclaré Prince Udota, responsable de l’Ecide à Bunia.
De son côté, le Mouvement national pour la démocratie et le progrès (Monadep) salue la composition de ce gouvernement. Christian Shauri, président fédération de cette formation politique, juge inclusif « compte tenu de la grande représentativité de la femme, qui est une première dans l’histoire de la RDC ».
Pour Christophe Munyanderu, coordonnateur de la Convention pour le respect des Droits humains dans le territoire d’Irumu (CRDH), la priorité doit être mise sur le plan sécuritaire. Il attend que le gouvernement puisse anéantir définitivement des groupes rebelles terroristes ADF actifs dans le sud d’Irumu et une partie du territoire de Mambasa.
Le gouvernement de Judith Suminwa Tuluka a été nommé le 29 mai dernier. Une équipe qui comprend 54 ministres, dont 30 nouvelles figures et 18 femmes. Ce qui représente un seuil de 32% de la présence féminine.
RK

