Au Niger, les assises nationales pour définir la durée de la transition avant le retour à l’ordre constitutionnel auront lieu du 15 au 19 février, selon le ministre nigérien de l’Intérieur.
Bien avant, des concertations préparatoires se sont tenues dans les huit régions du pays au début de l’année 2024 et devront servir de base de travail pour les assises nationales. Une commission nationale a été créée par décret présidentiel pour superviser les travaux.
Cette commission est dirigée par le Dr Mamoudou Harouna Djingareye, un chef traditionnel, et comprend d’anciens ministres, des universitaires, des juristes, des militaires, des conseillers du général Tiani, des chefs religieux et des représentants de la société civile.
La commission est divisée en cinq sous-commissions chargées d’aborder des thèmes cruciaux tels que la paix, la sécurité, la réconciliation nationale et la cohésion sociale, mais aussi la refondation politique et institutionnelle.
La commission nationale devra remettre son rapport final au général Tiani au début du mois de mars. Ce rapport devrait inclure des recommandations concernant la durée de la transition, les réformes à mettre en œuvre et les prochaines étapes du processus politique au Niger.
Arrivé au pouvoir à la faveur d’un putsch, le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte, avait, en août 2023, promis d’organiser un « dialogue national inclusif » visant à établir les « axes prioritaires » de la gouvernance et à fixer la durée de la transition. Initialement, le général Tiani a évoqué une durée maximale de trois ans. Depuis, il n’avait plus abordé la question.
Ephraïm Kafuti

