Dimanche 16 mars, la présidence congolaise a confirmé la participation de sa délégation aux discussions de paix entre Kinshasa et le M23 qui doivent s’ouvrir ce mardi à Luanda.
Jusque-là, aucun détail n’a été fourni sur la composition de cette délégation. « Une délégation de la RDC se rendra mardi à Luanda (Angola) à l’invitation du médiateur pour aller écouter ce qu’il a à nous dire », a déclaré Tina Salama, porte-parole du président Tshisekedi, cité par l’AFP.
En fait, Kinshasa avait exclu toute négociation directe avec le M23 qu’il qualifie de groupe terroriste soutenu par Kigali. Mais la semaine dernière, les autorités congolaises avaient pris acte après l’annonce par Luanda de discussions entre les deux parties. Toutefois, le M23-AFC a exigé du président Tshisekedi « qu’il exprime publiquement et sans ambiguïté son engagement à ces pourparlers ».
Samedi, le président Lourenço a appelé à un cessez-le-feu dès dimanche à 00 h 00. Les belligérants semblent faire la sourde oreille. Les combats se poursuivent dans le territoire de Walikale, où les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, poursuivent leur avancée vers Walikale-centre.
Pourtant, ce cessez-le-feu avait pour objectif de conduire « à la création d’un climat de détente qui favorise le début des pourparlers de paix », selon le communiqué de la présidence angolaise.
La Rédaction

