Judith Suminwa, Première ministre, et les présidents des deux chambres du Parlement ont été les premiers à être consultés par Eberande Kolongele, conseiller spécial en matière de sécurité du président Tshisekedi, pour la formation d’un gouvernement d’union nationale.
Sama Lukonde, président du Sénat congolais, réaffirme « l’importance de cette démarche ». Pour lui, ces consultations politiques s’inscrivent dans un esprit de cohésion et d’unité nationales face aux défis sécuritaires que traverse actuellement la RDC.
« Nous ouvrons ainsi la voie à des échanges élargis impliquant toutes les forces politiques, qu’elles soient de la majorité ou de l’opposition, ainsi que la société civile. Il est impératif d’instaurer une gouvernance inclusive », a déclaré le président du Sénat.
De son côté, Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, met en garde contre les tentatives de perturber le processus. « Le président de la République doit faire en sorte qu’on ne puisse pas tolérer que n’importe qui parle en son nom pour énerver cette démarche de cohésion nationale », a-t-il dit.
Cependant, ces consultations sont d’ores et déjà confrontées à un obstacle majeur. Jusque-là, une grande partie de l’opposition boycotte cette démarche. Celle-ci semble privilégier les consultations initiées depuis février par le tandem Cenco-ECC.
Ephraïm Kafuti

