Au Mali, une coalition d’opposition boude la décision de la junte de suspendre les activités de partis politiques jusqu’à nouvel ordre pour « raison d’ordre public ».
Il s’agit d’une coalition d’une centaine de partis récemment formée pour « exiger la fin effective de la transition politico-militaire au plus tard le 31 décembre 2025 » et appeler « à la mise en place d’un calendrier de retour rapide à l’ordre constitutionnel ». Jeudi, elle a dénoncé une décision « totalement illégale ».
Cette coalition affirme avoir pris connaissance de cette décision avec « indignation, mais sans surprise ». Dans un communiqué relayé par l’AFP, cette structure de partis et d’associations politiques dénonce la « tendance systématique des autorités de la transition à restreindre l’espace civique et politique ».
Dans la foulée, elle annonce entamer une procédure judiciaire, annonçant le report d’une manifestation prévue ce vendredi. L’opposition condamne ce qu’elle qualifie de manœuvres graves et irresponsables visant à provoquer des affrontements violents entre les Maliens lors de ce rassemblement. Samedi dernier, cette nouvelle coalition a mobilisé plusieurs centaines de personnes lors d’une manifestation à Bamako.
Quelques jours après, les autorités ont annoncé la suspension des activités de partis ou d’associations à caractère politique, selon un décret du général Assimi Goïta, chef de la junte, lu à la télévision publique. Depuis les putschs de 2020 et 2021, l’opposition accuse la junte de réprimer toute voix critique.
La Rédaction

