Ce lundi 21 juillet, la coalition Lamuka a appelé à l’organisation d’un dialogue après la signature de la déclaration de principes entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 à Doha.
D’après la plateforme politique de l’opposant Martin Fayulu, ce dialogue devra mettre toutes les parties prenantes congolaises à la table de négociation sous l’égide du tandem Cenco-Ecc avec la facilitation de l’Union africaine. Prenant acte de la signature de la déclaration de principe, Lamuka exige toutefois la mise en œuvre intégrale de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies.
« L’exigence de justice pour tous les crimes commis à l’Est de la RDC, afin de garantir la vérité, la réparation et la réconciliation », rapporte le texte. Pour la famille politique de Martin Fayulu, pour garantir une paix durable, « certains éléments fondamentaux doivent impérativement être intégrés à l’accord final ».
Samedi dernier, Kinshasa et le M23/AFC ont signé cette déclaration de principes à Doha. Après le rendez-vous manqué de Luanda, le Qatar avait pris le devant dans les pourparlers de paix. Selon le texte signé, sous l’égide du Qatar, les parties s’engagent à respecter un cessez-le-feu permanent, avec l’arrêt des attaques par air, terre, mer ou lacs. Bien plus, elles décident de mettre fin à toute propagande haineuse et à l’interdiction de prises de position par la force.
Ils promettent aussi de poser des mesures de confiance. Il s’agit notamment de la mise en place d’un mécanisme, sous facilitation du CICR, pour organiser la libération des détenus d’intérêt. Les deux parties s’engagent à appliquer les dispositions de cette déclaration d’ici au 29 juillet. Kinshasa et le M23/AFC devront entamer, à partir du 8 août, les pourparlers pour un accord de paix, censé être signé le 18 août.
La Rédaction

