A Accra, capitale du Ghana, les dirigeants ouest-africains se sont réunis vendredi 25 mars pour discuter de la situation politique du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée, qui ont subi des coups d’Etat militaires au cours de ces derniers mois dans la région. Selon des sources, les discussions ont débuté à huis clos et ont duré toute l’après-midi.
Les dirigeants de la Cédéao tentent de pousser les juntes militaires à rendre le pouvoir aux civils, en parlant de la situation politique des trois Etats membres récalcitrants.
D’après Reuters, les voies de la Cédéao sont difficilement pénétrables et les facteurs dictant sa conduite sont supposés aller de la bonne ou la mauvaise volonté de ses interlocuteurs putschistes, aux enseignements tirés de 18 mois d’expérience du fait accompli, en passant par les contextes locaux et internationaux, ses propres dynamiques et les intérêts de ses membres.
Le bloc ouest-africain négocie également toujours avec la junte burkinabè, qui a été secouée par un coup d’Etat en janvier dernier, après deux au Mali et un en Guinée. Ces deux derniers ont déjà été sanctionné pour avoir traîné les pieds dans le rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Au Mali, les militaires s’engagent à rendre le pouvoir à des civils après des élections. Sous la pression de la Cédéao, les colonels maliens fixent d’abord des élections à février 2022. Fin 2021, ils se rétractent et parlent de rester jusqu’à cinq années supplémentaires. Ils ont signifié récemment être prêts à ramener leurs prétentions à deux années de plus au lieu de cinq.
En Guinée, le colonel Doumbouya assure que le calendrier pour un retour des civils après des élections sera fixé par un Conseil national de transition (Cnt), qui est l’organe législatif. Mais il refuse de se laisser dicter un délai par la Cédéao ou quiconque.
Et au Burkina Faso, la charte signée par le lieutenant-colonel Damiba instaure une période de transition de trois ans avant un retour à l’ordre constitutionnel.
La Rédaction

