Mardi 21 juin, l’Alliance démocratique (DA), principal parti d’opposition en Afrique du Sud a demandé une enquête du FBI sur une mystérieuse affaire de cambriolage qui gêne le président Cyril Ramaphosa, accusé de blanchiment et de corruption.
John Steenhuisen, leader du DA précise avoir demandé au bureau de l’agence américaine d’enquêter sur l’origine des fonds et de déterminer si l’argent était entré en Afrique du Sud légalement et s’il avait été déclaré.
« Une transaction en espèces en Afrique du Sud portant sur 4 millions Usd est profondément suspecte », a-t-il dit.
M. Ramaphosa, 69 ans, est visé par une plainte déposée début juin par l’ex-chef du renseignement sud-africain, Arthur Fraser. Ce dernier l’accuse d’avoir dissimulé à la police et au fisc un cambriolage datant de 2020, au cours duquel l’équivalent de 4 millions de dollars cachés dans du mobilier ont, selon lui, été volés.
M. Fraser accuse le président d’avoir organisé « l’enlèvement des suspects et leur interrogatoire dans sa propriété avant de les corrompre pour s’assurer de leur silence ».
Le chef d’Etat à la tête d’une importante fortune personnelle a reconnu que de l’argent avait été volé, mais conteste le montant avancé. Il nie avoir jamais volé d’agent à quiconque et a dénoncé de sales coups et des intimidations.
« L’argent était tiré de la vente d’animaux de sa ferme située au nord de Johannesburg », a-t-il expliqué.
L’affaire embarrasse M. Ramaphosa, qui a fait de la lutte contre la corruption un cheval de bataille et cherche à être investi par le parti au pouvoir, l’ANC, pour briguer un nouveau mandat lors de la présidentielle de 2024.
AFP/Sahutiafrica

