Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a, lors de son discours annuel sur l’État de la nation, annoncé que son pays ne se laissera pas intimider face aux menaces des États-Unis.
Cette semaine, la Maison Blanche a multiplié des annonces sur les droits de douane visant le Mexique, le Canada et la Chine, etc. Sur le réseau social Truth Social, Donald Trump affirme que l’ Afrique du Sud confisque des terres et traite très mal certaines catégories de personnes. Le président américain a annoncé qu’il couperait tout financement futur vers l’Afrique du Sud. La ville de Prétoria n’a pas échappé aux attaques de Trump.
« Nous sommes préoccupés par l’impact potentiel de la décision du gouvernement américain. Ce financement que nous recevons représente environ 17 % des dépenses de notre pays en matière de lutte contre le VIH. Nous envisageons diverses mesures pour répondre aux besoins immédiats et assurer la continuité des services essentiels que nous perdrons périodiquement si ce financement n’était pas débloqué», a déclaré le président sud-africain.
Mercredi, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a annoncé ne pas se rendre à Johannesburg pour une réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 les 20 et 21 février. Selon lui, l’Afrique du Sud serait anti-américanisme. Si Cyril Ramaphosa n’a pas cité nommément les Etats-Unis, sa tirade suivait le constat, selon lui, de la montée du nationalisme, du protectionnisme, de la poursuite des intérêts de la sécurité et du déclin de la solidarité.
« Nous ne nous laisserons pas décourager. Nous sommes, en tant que Sud-Africains, un peuple résilient. Et on ne se laissera pas intimider», a dit le chef de l’Etat devant les députés sud-africains réunis au Cap. Il s’agit d’un discours qui marque le début de l’année parlementaire.
Selon l’AFP, le sénateur républicain Ted Cruz, président du sous-comité dédié à l’Afrique, avait reproché au pays de faire tout son possible pour s’aliéner les États-Unis. C’était après une demande du gouvernement sud-africain à Taïwan de déménager sa délégation hors de sa capitale Pretoria.
Josaphat Mayi

