Jacob Zuma, ancien président sud-africain, a été exclu par la commission disciplinaire du Congrès national africain (ANC) après avoir dirigé un parti d’opposition lors des élections de mai, selon la presse sud-africaine.
Même si jusque-là, la sanction n’a pas été publiquement annoncée. Mais depuis le 17 juillet, M. Zuma, 82 ans, est visé par une procédure disciplinaire. E fait, l’intéressé a rejoint cette formation politique en 1959 par le biais de sa section jeunes. « Le membre accusé a le droit de faire appel devant la Commission disciplinaire national d’appel dans les 21 jours », a rapporté le texte, relayé par les médias sud-africains.
Si son éventuel appel venait à être rejeté, Jacob Zuma pourrait voir son adhésion à l’ANC révoquée. Visiblement, l’ANC a mal digéré le fait que Jacob Zuma s’est allié à uMkhonto we Sizwe (MK), parti nouvellement formé, qu’il continue de diriger.
En janvier dernier, l’ancien chef de l’Etat avait été suspendu après cette alliance. Mais M. Zuma garde encore son influence et bénéficie du soutien de certaines franges de l’ANC.
A l’issue des élections, si l’ANC a perdu sa majorité absolue avec 40%, le MK en a obtenu 14,5% et a fini en troisième position. En fait, le parti au pouvoir a réalisé son pire score depuis trois décennies.
Elu président d’Afrique du Sud en 2009, Jacob Zuma a été évincé en 2018 sur fond d’une affaire de corruption. Cyril Ramaphosa, son rival de longue date, lui a succédé.
Depuis son départ de la présidence, M. Zuma a navigué sur un long fleuve agité. Il a été visé par une enquête pour corruption durant son régime. Il a connu une condamnation pour outrage au magistrat en refusant de témoigner lors de cette enquête et deux mois d’incarcération avant d’être relâché pour raison de santé. Finalement, sa peine a été commuée par le président Ramaphosa.
La Rédaction

