Lundi 25 septembre, Lloyd Austin, secrétaire américain à la Défense, a déclaré que « les États-Unis vont étudier toutes les mesures futures concernant sa présence militaire au Niger ».
Une annonce qui intervient après que la France, qui était partenaire dans certaines opérations, a décidé de retirer ses troupes du Niger d’ici à la fin de l’année.
En visite au Kenya, M. Austin a affirmé au cours d’une conférence de presse que, « tout en donnant une chance à la diplomatie, les États-Unis continueront également d’étudier toutes les mesures futures qui donneront la priorité à ses objectifs à la fois diplomatiques et sécuritaires ».
Les États-Unis qui n’ont toujours pas formellement condamné le putsch à cause de leur politique extérieure, qui n’en accepte pas. Avaient annoncé le 7 septembre dernier, après l’éviction du président Bazoum par les militaires, avoir repositionné leurs troupes par précaution, transférant certains soldats d’une base de la capitale Niamey vers une base aérienne plus au nord.
Mais quelques jours après, soit le 14 septembre, Washington a indiqué reprendre ses vols de surveillance au-dessus du Niger, qu’il avait interrompus après le coup d’Etat. Toutefois, le reste des opérations militaires dans le pays restaient figées, avait précisé une porte-parole du Pentagone.
« Nous n’avons apporté aucun changement significatif au positionnement de nos forces et nous souhaitons réellement une solution diplomatique, une issue pacifique dans la crise », a assuré Lloyd Austin.
À ce jour, les Etats-Unis disposent de près de 1.100 soldats stationnés au Niger, engagés contre les groupes djihadistes actifs dans cette région.
Dinho Kazadi

