Une tentative de coup d’Etat contre le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la transition au Burkina Faso, a été déjouée, selon un communiqué du gouvernement burkinabè publié mercredi 27 septembre dans la soirée.
Soupçonnés d’être impliqués dans cette tentative de putsch, quatre officiers ont été interpellés et mis à la disposition du parquet près le Tribunal militaire de Ouagadougou. Deux autres officiers, aussi soupçonnés, seraient en fuite. D’après le parquet militaire, les investigations se poursuivent et se déroulent dans le strict respect des droits des personnes mises en cause dans cette affaire.
« Le gouvernement regrette profondément que des Burkinabè qui plus est des officiers dont le serment est de défendre la patrie, se soient fourvoyés dans une entreprise d’une telle nature qui vise à entraver la marche du peuple burkinabè pour sa souveraineté et sa libération totale des hordes terroristes qui tentent de l’asservir », a déclaré Jean-Emmanuel Ouédraogo, porte-parole du gouvernement militaire.
Dans la nuit de mardi à mercredi, plusieurs centaines de partisans du président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, se sont rassemblés dans le centre de la capitale Ouagadougou, à Bobo-Dioulasso (Ouest) et dans plusieurs autres villes de l’intérieur du pays pour dénoncer toute tentative de putsch.
Ces manifestations ont été organisées en réaction aux rumeurs qui ont circulé durant les derniers jours concernant un nouveau coup d’Etat contre le gouvernement de la transition.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le capitaine Ibrahim Traoré a remercié ses partisans et a rassuré de « sa détermination à conduire la transition à bon port en dépit de l’adversité et des différentes manœuvres pour stopper notre marche inexorable vers une souveraineté assumée ». « Ma conviction se forge à chaque pas franchi dans la reconquête de notre chère Patrie », a écrit le chef de la junte.
Le Burkina Faso, théâtre de deux putschs en l’espace de huit mois, est dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, 34 ans. Il y a près d’un an, ce jeune capitaine a renversé le colonel Paul-Henri Damiba, lui aussi putschiste, sur fond de l’impasse sécuritaire. Une situation causée par la montée de la menace djihadiste avec des attaques meurtrières de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique (EI).
Raymond Nsimba

