Dans la rue, tout souriant, ils chantent tous l’hymne national, alors que certains arborent le drapeau ou les couleurs du drapeau du pays. Une frange de la population descendue dans la rue exulte après l’annonce faite ce matin par les putschistes.
Dans la foulée, les militaires ont annoncé avoir déchu le président Ali Bongo et annulé les résultats des élections.
Ces scènes de liesse sont observées à Libreville, capitale gabonaise. L’internet coupé depuis samedi dernier est rétabli. Les images sont immédiatement partagées sur les réseaux sociaux.
????????????Les populations gabonaises marchent et chantent après le coup d’état au #Gabon. #GabonElections #GabonCoup pic.twitter.com/KMIro2vdVb
— LSI AFRICA (@lsiafrica) August 30, 2023
Selon plusieurs observateurs, la réélection annoncée Ali Bongo avait déjà, président sortant, planté le décor des manifestations et d’une crise post-électorale comme ce fut le cas en 2016. Ali Bongo avait été réélu à l’issue d’une présidentielle agitée. L’opposition l’avait accusé de fraudes et n’avait pas reconnu les résultats.
Les putschistes, qui ont pris le pouvoir, ont annoncé la fermeture des frontières jusqu’à nouvel ordre. « Au nom du peuple gabonais et garant de la protection des institutions, nous avons décidé de défendre la paix en mettant fin au régime en place », ont déclaré les militaires, tous en treillis.
Bien avant, l’opposition avait exhorté le président Ali Bongo à reconnaître sa défaite. Pourtant, la commission électorale a déclaré le président sortant vainqueur du scrutin avec 64%. Les opposants, eux, ont dénoncé des fraudes électorales orchestrées par le camp présidentiel.
Jusque-là, aucune déclaration à caractère politique n’a été faite après cette annonce de putschistes, que ce soit dans le camp du pouvoir et de l’opposition.
Joe Kashama

