Alors que la réunion des chefs d’état-major de la Cedeao se tient à Accra, l’opposition ghanéenne désapprouve l’option d’envoyer les troupes armées ghanéenne dans le sol nigérien.
Le congrès démocratique national NDC, l’un des partis de l’opposition, met les autorités Ghanéennes en garde contre les risques sécuritaires et financiers d’une telle opération.
« La situation est donc trop volatile. Nous craignons que la situation dégénère et que nos troupes, mal entraînées, soient envoyées à l’abattoir, de plus dans un contexte financier difficile. Le risque, c’est de voir un bain de sang » a déclaré Samuel Okudzeto Ablakwa, chargé des affaires étrangères au sein du NDC.
Le NDC indique que le pays ignore qui les troupes vont combattre. « Nous craignons de devoir combattre d’autres acteurs que la junte. Nous sommes préoccupés par les affirmations selon lesquelles la Russie et groupe Wagner seraient impliqués dans le coup. Et puis le Sahel a beaucoup de groupes extrémistes Violents. N’oubliez pas que le Burkina Faso, le Mali et la Guinée ontégalement déclaré qu’ils ne soutiendraient pas une intervention militaire de la Cédéao », a-t-il ajouté.
Reportée la semaine dernière, la réunion de chefs d’état-major de la Cedeao va se tient pour deux, ce jeudi à vendredi 18 août à Accra, pour discuter d’un éventuel plan d’action militaire enfin de rétablir l’ordre constitutionnel au Niger.
Au Niger, le président Mohamed Bazoum a été renversé après un coup d’Etat le 26 juillet dernier. Depuis, il est détenu dans sa résidence et est accusé de « haute trahison » par la junte militaire au pouvoir.
Raymond Nsimba

