Visé par une procédure de destitution à l’Assemblée nationale, Rigathi Gachagua, vice-président du Kenya, est dans la tourmente.
Que reproche-t-on à Rigath Gachagua ? Le vice-président est accusé notamment, dans cette motion déposée par le député Mutuse Eckomas Mwengi, membre de la coalition présidentielle Kenya Kwanza, d’enrichissement personnel, de détournement de fonds publics et d’insubordination.
« Au cours des deux dernières années, Son Excellence Rigathi Gachagua a acquis des biens et des richesses d’une valeur incompatible avec ses revenus légitimes », rapporte le texte.
M. Gachagua voit l’ombre du président Ruto derrière cette démarche. Et surtout que le climat est crispé entre les deux alliés d’hier depuis que le chef de l’Etat s’est rapproché du Mouvement démocratique orange (ODM) du vétéran de la classe politique kenyane, Railla Odinga, figure voyante de l’opposition. Mais Rigathi Gachagua essuie de vives critiques de ses détracteurs pour son inaction lors des manifestations sanglantes et meurtrières contre le gouvernement qui ont secoué le Kenya entre juin et juillet.
Si la motion est adoptée par l’Assemblée nationale et le Sénat, M. Gachagua deviendrait le premier vice-président kenyan destitué depuis la Constitution de 2010. Le vote de destitution est prévu pour le 8 octobre. Touché, le vice-président va-t-il être coulé ? C’est la question que tout le monde se pose.
Ephraïm Kafuti

