Après deux semaines de manifestations sanglantes et meurtrières, le président William Ruto limoge presque tout son gouvernement.
C’est un grand coup de balai. Seuls Rigathi Gachagua, son vice-président, Musalia Mudavadi, ministre des Affaires étrangères conservent leurs postes. Les autres membres du gouvernement ont été limogés.
Le président Ruto dit avoir pris cette décision après l’évaluation globale de la performance de son gouvernement et ses réalisations ainsi que ses défis. Il entend engager de vastes consultations à travers différents secteurs et formations politiques. Pour lui, c’est dans le but de définir « un gouvernement à base élargie qui l’aider à accélérer les mesures nécessaires et urgentes ».
Le chef de l’Etat veut que le nouveau gouvernement le permette de mener à bien des mesures radicales pour répondre au fardeau de la dette, augmenter les opportunités d’emploi et lutter contre la corruption. « Les événements récents qui ont nécessité le retrait du projet de loi de finances, et qui nécessiteront une révision et une réorganisation de notre budget (…) nous ont amenés à un point de bascule », a déclaré William Ruto, cité par l’AFP.
Le Kenya tente de se remettre après des manifestations réprimées dans le sang et des scènes de chaos sur fond du projet de loi de budget controverse. Finalement, retiré par le président Ruto sous la pression de la rue le 26 juin, au lendemain d’une journée de violences marquée par l’assaut du Parlement par de manifestants.
Ce jour-là, la police a tiré à balles réelles sur la foule. Bilan ? Au moins trente-neuf morts depuis la première manifestation le 18 juin, selon l’agence officielle de protection des droits humains (Knhcr).
La Rédaction

