L’opposant Ousmane Sonko, candidat déclaré à la présidentielle en détention, poursuit sa grève de la faim, a confié un de ses avocats à Sahutiafrica.
Me Ciré Clédor Ly indique que M. Sonko, 46 ans, a, dès sa prise de conscience, « refusé tout soin ». « Il n’est donc pas à l’abri d’un accident d’autant qu’il refuse toujours de s’alimenter. Il est à souligner qu’il accuse déjà des séquelles et cela m’inquiète au plus haut point », craint-il.
Le 18 août dernier, Ousmane Sonko a repris connaissance après avoir été admis dans un service de réanimation. En fait, cette figure voyante de l’opposition sénégalaise, en grève de la faim, est hospitalisé depuis 6 août. Le mercredi dernier, il avait été admis en réanimation à la suite d’un malaise. Mais les autorités ne se sont exprimées sur l’état de santé du leader du parti Pastef.
« C’est un précédent dangereux que d’aller à des extrêmes qui pourraient coûter la vie à un opposant politique. Son taux de glycémie n’a pu se rectifier jusqu’à sa prise de conscience et cela perdure », a déclaré Me Ciré Ly Clédor.
Écroué fin juillet, l’opposant Ousmane Sonko est inculpé notamment pour « appel à l’insurrection », « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste » et « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Il s’est lancé dans un bras de fer avec le pouvoir et la justice depuis sa mise en cause en 2021 dans une affaire de mœurs.
Le rapport de force à donner lieu à plusieurs épisodes de contestation meurtrière. L’opposant a été condamné à six mois de prison avec sursis en mai pour diffamation contre un ministre, et à deux ans de prison ferme en juin pour « corruption de la jeunesse » dans l’affaire de mœurs. Sa candidature à la présidentielle semble à ce stade irréaliste. Mais ses avocats assurent que son éligibilité n’a été touchée.
Trésor Mutombo

