Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra une réunion sur le barrage du Nil ce jeudi 08 juillet. La construction de ce barrage attise des tensions entre l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan qui craignent pour leurs ressources en eau. D’après une source diplomatique, «cette session a été demandée par la Tunisie, membre non permanent au Conseil et représentant du monde arabe, au nom de l’Égypte et du Soudan qui devraient être représentés à un niveau ministériel». Mais «l’Éthiopie est opposée à cette réunion mais devrait aussi y participer».
«Nous pouvons ouvrir la porte, inviter les trois pays à la table, à exprimer leurs préoccupations, les encourager à revenir aux négociations pour trouver une solution», a déclaré Nicolas de Rivière, ambassadeur français à l’ONU, dans les propos relayés par l’AFP.
«Je ne pense pas que le Conseil de sécurité peut résoudre lui-même la question du barrage», a-t-il indiqué.
En avril dernier, les trois États n’ont pas trouvé un compromis après les discussions à Kinshasa, capitale congolaise, sous l’égide Félix Tshisekedi, président en exercice de l’Union africaine (UA). Les travaux de ce barrage, au cœur de la controverse, ont débuté en 2011. L’Égypte et le Soudan exigent un accord avec l’Éthiopie avant le remplissage de son réservoir.
Pour Addis-Abeba, ce barrage est vital pour répondre aux besoins en énergie de ses 110 millions d’habitants. Mais l’Égypte, qui dépend du fleuve à 97% pour son approvisionnement en eau, le voit comme une menace pour ses ressources en eau. De son côté, le Soudan espère que le barrage va réguler ses crues annuelles, mais craint des effets néfastes sans accord.
Trésor Mutombo

