Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, chef de la junte militaire, a démis le général Gilbert Ouédraogo, chef de l’armée burkinabè et le colonel-major François Ouédraogo, directeur général de l’Agence nationale de renseignement (Anr) de leur fonction. L’annonce a été faite dans un communiqué lu à la télévision nationale lundi 31 janvier.
Le colonel-major Vinta Somé est désigné pour assurer l’intérim au commandement de l’armée burkinabè. Jusque-là, aucun nom n’a été annoncé par la junte militaire. Lefaso.net, un média local, rapporte que le général Gilbert Ouédraogo, qui n’a fait que quatre mois à ce poste, est considéré comme l’un des proches de Christian Kaboré, ex-président déposé par les militaires le 24 janvier dernier.
Selon la même source, le désormais ancien chef de l’armée était décrié depuis quelque temps par les soldats. Ces derniers se sont mutinés à la veille du putsch. A la tête de l’Anr, la junte place l’intendant militaire, directeur de cabinet. Le colonel-major François Ouédraogo quitte un poste qu’il a assumé depuis 2016.
Ces décisions sont tombées après un tête-à-tête entre la junte militaire et une délégation de chefs d’états-majors de la Cédéao à Ouagadougou. Le colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba veut, sans doute, faire le ménage au sein de l’appareil sécuritaire. Le nouvel homme fort du Burkina Faso a promis de lutter contre l’impasse sécuritaire, qui gangrène le pays depuis 2015.
Joe Kashama

