Dimanche 24 juillet, le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, président en exercice de la Cédéao avec sa délégation, a lancé un appel à la mobilisation derrière le gouvernement de transition du Burkina Faso.
Selon la Cédéao, cette rencontre a eu pour but d’évaluer à mi-parcours la progression des engagements qui ont été pris par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et la junte.
Pour M. Sissoco, les axes majeurs sur lesquels doivent se focaliser les autorités burkinabè sont le défi sécuritaire, la crise humanitaire, le retour à l’ordre constitutionnel, la mobilisation des ressources et la mise en place d’un mécanisme de suivi-évaluation.
« Ce mécanisme de suivi-évaluation devra comprendre notamment le médiateur de la Cédéao pour le Burkina Faso (l’ex-président nigérien Mahamoudou Issoufou) et celui de l’UA. Nous saluons le gouvernement de transition pour son progrès sur le terrain », a dit le chef d’Etat bissau-guinéen.
Il lance un appel à la mobilisation de tous derrière le Burkina Faso. « Je pense que nous devons tous nous mobiliser à côté du peuple frère du Burkina Faso. N’oublions pas qu’il fait partie également des membres fondateurs de la CEDEAO. Donc, malgré sa situation, nous devons l’accompagner. On appelle à une mobilisation derrière le gouvernement de transition », a-t-il conclu.
Le 3 juillet dernier, la Cédéao et le Burkina Faso sont parvenus à un consensus pour un délai raisonnable de la transition de 24 mois à compter du 1er juillet 2022 au 1er juillet 2024.
Raymond Nsimba

