Mardi 17 janvier, le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la transition au Burkina Faso, a déploré l’enlèvement d’une cinquantaine de femmes dans le nord du pays. Selon lui, une nouvelle phase a été enclenchée par les terroristes contre les populations civiles.
Au cours d’une rencontre à l’université de Ouagadougou avec des étudiants, le président burkinabè affirme « qu’une autre phase est enclenchée par les terroristes ». « Sur le volet militaire, nos hommes sont déterminés à les affronter. Ils commencent donc à s’en prendre aux populations civiles, innocentes, les humilier et les tuer », déplore le président burkinabè.
Malgré les efforts fournis par les autorités et les services de sécurité, le capitaine Traoré reconnait que « le nombre d’attaques contre les militaires mais aussi les civils n’a fait que hausser notamment depuis le mois d’octobre ».
Pour lui, les groupes djihadistes qui sévissent dans le nord et l’est du pays se sont mis à l’œuvre pour décourager dès le départ les nouvelles autorités de la transition. « Nous sommes résolus à résoudre cette question terroriste. Cette guerre, nous ne l’avons pas choisie. Le Burkina n’a attaqué personne. Nous avons été attaqués et nous nous défendons depuis lors », a-t-il déclaré.
En début semaine, des djihadistes présumés ont enlevé une cinquantaine de femmes dans deux localités au nord et à l’ouest de la commune d’Arbinda. Des recherches à la fois terrestres et aériennes ont été engagées pour les retrouver. L’ONU a exigé leur libération immédiate. Mais jusque-là, l’affaire est sans suite.
Le Burkina Faso est depuis 2015 est un des bastions du djihadismes au Sahel. Le pays est la cible de violentes attaques des insurgés dans sa partie Nord. Ces attaques ont causé la mort de plusieurs personnes, et déplacé d’autres selon les rapports des experts. L’ONU affirme que Près d’un million de personnes vivent actuellement dans ces zones sous blocus, dans le nord ou dans l’est du pays.
Dinho Kazadi

