Ce samedi 22 janvier à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser plusieurs centaines de manifestants, qui ont barricadé les routes de la capitale avec des pneus, pierres, briquets et autres débris. Ils protestent contre les sanctions prises par la Cédéao contre le Mali et l’insécurité grandissante au Burkina Faso. Mais certains réclament la démission de Roch Marc-Christian Kaboré, président burkinabé.
Selon des médias locaux, les passants sont systématiquement arrêtés et fouillés partiellement. À travers les véhicules de patrouille des forces de l’ordre, il y a des interpellations de manifestants. Les non-manifestants, sur leurs motos, sont redirigés vers d’autres destinations.
« Les forces de sécurité ont usé de gaz lacrymogènes pour disperser les organisations de la société civile et même dans des magasins vers le grand marché. Des boutiques en raison de cela ont pris feu », a confié une source à Sahutiafrica.
En novembre 2021, les organisations de la société civile et les partis politiques de l’opposition burkinabé ont manifesté pour exiger le départ du gouvernement burkinabé, qui peine à endiguer la violence djihadiste. Le gouvernement burkinabé avait bloqué l’accès à l’internet en invoquant des raisons de sécurité. La semaine dernière, près de quinze personnes ont été arrêtées pour tentative de coup d’État.
Ali Maliki

