En Centrafrique, le président Faustin Archange Touadéra a promulgué la nouvelle Constitution ce mercredi 30 août. Ce qui intervient quelques jours après la validation de l’écrasante victoire du « Oui », 95%, par la Cour constitutionnelle.
En fait, la Constitution remet le compteur à zéro pour la limitation de mandat présidentiel. Le président Faustin-Archange Touadéra, élu en 2016 et réélu en 2020, pourrait briguer un troisième mandat. Selon ce texte, le mandat présidentiel passe de 5 à 7 ans. Sans restriction.
Il prévoit aussi une réforme profonde de la Cour constitutionnelle, mais aussi pour concourir à la prochaine élection présidentielle, il faudra d’ailleurs n’avoir que la nationalité centrafricaine. La bi-nationalité sera interdite par l’article 10, sauf exception législative.
D’après le site Centrafrica, le chef de l’Etat devra s’adresser à la nation pour « sonner l’entrée du pays dans une nouvelle République ». « Nous sommes maintenant à l’ère de la constitution du 30 aout 2023 », a déclaré Evariste Ngamana, directeur national de la campagne référendaire, cité par la même source.
Le 30 juillet dernier, des Centrafricains étaient appelés à choisir entre « Oui ou Non » pour le projet de la nouvelle Constitution. Mais l’opposition, qui a appelé au boycott du référendum, a accusé le président Touadéra de changer la Constitution pour « s’éterniser au pouvoir ». Les opposants n’entendent pas faiblir la pression.
Trésor Mutombo

