En RDC, où les résultats provisoires de la présidentielle sont contestés, la Cour constitutionnelle doit se prononcer avant le 12 janvier.
En fait, Théodore Ngoy, candidat malheureux à la présidentielle, a introduit une requête pour exiger l’annulation des élections. Pour lui, il y a eu violation flagrante du cadre légal.
Dans son réquisitoire, le Procureur général près la Cour constitutionnelle a auparavant demandé à la Cour de déclarer recevable, mais non fondée cette requête. La haute Cour, quant à elle, a décidé de prendre l’affaire en délibéré.
Partant de l’enrôlement des électeurs à la prorogation de sept jours des opérations de vote, Théodore Ngoy estime que « la loi électorale n’a pas été respectée ». Et que par conséquent, ce dernier a plaidé pour l’annulation de tous les scrutins et pour la recomposition d’une CENI devant organiser de nouvelles élections.
L’organe électoral indique que le requérant ne peut prétendre l’annulation des résultats provisoires parce qu’il a été le denier sur la liste. « Sur les 18 millions de voix, il n’en a obtenu que 4.000. le décision de la CENI est régulière », a soutenu l’expert de la Céni.
Dieudonné Kamuleta, président de la Cour constitutionnelle, a affirmé recevoir cette demande. D’après lui, cela ne dicte en rien la position finale de la juridiction sur cette exception.
Il assure que sa décision sur cette demande d’inconstitutionnalité ne serait pas influencée par le requérant, tout réaffirmant que sa juridiction, face à cette requête.
Si les principaux challengers du président Tshisekedi, réélu pour un second mandat avec plus de 73% de voix, Théodore Ngoy est le seul candidat de l’opposition, qui conteste les résultats à la Cour constitutionnelle. Pour le camp Katumbi, il est pas question d’introduire un recours. Il reproche à cette juridiction d’être proche de Félix Tshisekedi.
Voldi Nkengi

