L’Algérie a décidé de suspendre momentanément sa médiation dans la crise au Niger, où des militaires ont renversé le président Mohamed Bazoum, toujours détenu.
Alger entend obtenir, selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, des clarifications qu’il estime nécessaire au sujet de la mise de la médiation. L’Algérie suspend l’engagement des discussions préparatoires.
Le mercredi 27 septembre dernier, les militaires au pouvoir à Niamey avaient informé, par une lettre officielle, le gouvernement algérien de leur acceptation de la médiation algérienne dans la crise politique, institutionnelle et constitutionnelle au Niger.
L’Algérie avait exprimé sa position contre une intervention militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) au Niger et proposé son plan de sortie de crise dès le mois d’août, basé sur une transition de six mois maximum dirigée par une personnalité civile et acceptée par toutes les sensibilités politiques.
Raymond Nsimba

