Jeudi 26 octobre, la fédération internationale de Rugby a, dans un communiqué, annoncé qu’elle ne poursuivra pas l’affaire de soupçons d’injures raciales impliquant Bongi Mbonambi, talonneur sud-africain.
L’Anglais Tom Curry a Sud-africain d’avoir formulé une injure raciale à son encontre lors du demi-finale de Coupe du monde au stade de France. Mais, la fédération justifie sa décision par l’absence de preuves.
« L’affaire est considérée comme close à moins que des preuves supplémentaires ne soient découvertes », rapporte l’instance dirigeante du rugby mondial.
Elle indique que « Tom Curry a émis des allégations de bonne foi et qu’il n’y a aucune suggestion que ces allégations soient délibérément fausses ou malveillantes ».
En fait, Bongi Mbonambi, pièce maîtresse de son équipe peut donc disputer la finale du Mondial contre la Nouvelle-Zélande, samedi à 21 heures, au Stade de France à Saint-Denis après cette décision.
Selon les médias français, il y occupera le poste de talonneur titulaire.
Dans cette affaire, les deux joueurs ont été la cible d’insultes sur les réseaux sociaux. La World Rugby s’est dite « préoccupée » par ces débordements. Mais, la RFU, aux côtés de l’équipe d’Angleterre, condamne les propos haineux, dont Tom Curry et sa famille ont été la cible sur les réseaux sociaux après qu’il a eu le courage de dénoncer publiquement un comportement inacceptable sur un terrain de rugby comme dans la vie courante.
Le 21 octobre dernier, après la défaite du XV de la Rose face aux Springboks (16-15) en demi-finale du Mondial, le troisième-ligne anglais avait assuré que Mbonambi l’avait traité de « connard de blanc ». Après environ une demi-heure de jeu, Curry a rapporté les faits à l’arbitre néo-zélandais Ben O’Keeffe, lui demandant ce qu’il devait répondre. « Rien, s’il vous plaît », lui a dit l’arbitre.
Jeudi, dans un communiqué, la Fédération anglaise (RFU) s’est dite « très déçue de la décision prise par World Rugby » de ne pas porter l’affaire devant une commission disciplinaire indépendante. Elle affirme que Mbonambi avait déjà proféré une injure raciale à l’encontre de Curry lors d’un match à l’automne 2022.
Josaphat Mayi

