«Le nombre de décès a fortement augmenté au cours des cinq dernières semaines. C’est un signe d’avertissement clair que les hôpitaux des pays les plus touchés atteignent un point de rupture», a alerté le docteur Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, au cours d’une conférence virtuelle ce jeudi 15 juillet. Elle appelle les populations au respect de mesures barrières pour éviter la propagation de la pandémie.
Alors que l’Afrique fait face à une pénurie d’oxygènes et de lits en soins intensifs, l’OMS indique que le nombre de décès liés au COVID-19 est passé à 6.273 la semaine du 5 au 11 juillet, contre 4.384 décès la semaine précédente. Ce qui représente une progression de 43% en l’espace d’une semaine.
«Le premier élément à l’ordre des priorités pour les pays africains est de renforcer la production d’oxygène afin de donner une chance de s’en sortir aux patients touchés par une forme grave de la maladie», a déclaré le Dr Matshidiso Moeti.
«La double barrière de la rareté des vaccins et des défis liés au traitement compromet sérieusement l’efficacité de la réponse à la flambée de la pandémie sur le continent. Mais nous pouvons inverser la tendance contre le virus avec les expéditions de vaccins frais attendues et de fortes mesures préventives», a-t-elle dit.
Le continent africain est frappé par la troisième vague avec une flambée de contamination. Mais le continent connait une pénurie de vaccins. L’augmentation de nouveaux cas est due à la propagation du variant Delta, découvert en Inde. D’après l’OMS, cette flambée de cas s’explique par l’insuffisance des approvisionnements en vaccins. Mais aussi par la lassitude du public face aux mesures de prévention.
Trésor Mutombo

