La campagne électorale est bien lancée à Kinshasa. Disons qu’elle avait même commencé bien avant l’heure. Depuis le dimanche 19 novembre, c’est l’ouverture officielle. Et donc, on n’y va pas par le dos de la cuillère.
C’est à l’affront que les candidats et leurs soutiens se font du rentre dedans. Eh oui. Cela va vite. Comme si campagne électorale va de paire avec attaques, confrontations et dénigrement.
Alors, lorsque je regarde les différents status et publications, je me perds davantage entre les différents choix. Je constate que les soutiens des candidats ne le font pas forcément par appartenance politique. Il y a aussi de cela. Mais, c’est aussi par affinité et parce qu’on connaît la personne ou que l’on est proche d’une personne qui connaît la personne qu’on la soutien. Et du coup, sur un même profil, on trouve une personne qui est contre le candidat président d’un parti, mais soutien le candidat député d’un autre parti. À la députation nationale, provinciale, etc. Et ainsi de suite. Visiblement, les affinités n’ont pas toujours de couleurs politiques. Elles vont au cœur et aux sentiments.
Alors, je me demande quelle est la part de la vision, de l’idéologie et du projet politique?
Ces notions ont-elles vraiment de place pour bâtir une nation, une société ou bien, cela n’a de place que dans les exposés?
En tout cas, le constat est que, pour les prochaines élections, les soutiens viennent de partout. Quelqu’un peut soutenir en même temps, un Union sacré ou Ensemble à la présidentielle, un candidat UNC à la députation nationale, et un UDPS ou indépendant à l’élection provinciale.
D’autres soutiens sont surprenantes par le mélange des circonscriptions électorales. Sur un même profil, une seule personne affiche son soutien à plusieurs candidats de la même circonscription électorale. Il devra y avoir plus de place pour donner de la place à tout le monde.
Hélas, les places sont limités. Et il faudra parfois faire des choix de raison et un peu moins de passion et des sentiments pour mieux bâtir ce Congo, plus beau qu’avant.
Oui. Même si l’on entend toujours qu’avant c’était mieux. Le Congo de demain devrait être plus beau qu’avant.
Jacques Matand’

