Alors qu’il dénonce l’audit fichier électoral, Augustin Matata Ponyo, ancien Premier ministre et candidat déclaré à la présidentielle de 2023, affirme qu’il ne se retirera pas du processus électoral.
Mais il nuance. « On va continuer à dénoncer le chaos électoral préparé par la CENI, la non-inclusivité de la CENI, les agissements de la Cour constitutionnelle, le fichier électoral qui est non conforme aux attentes de la population et qui ne répond pas aux critères », a déclaré M. Matata, leader de Leadership et gouvernance pour le développement (LGD).
Pour lui, son parti présentera les candidats à tous les niveaux. Pourtant, Martin Fayulu, un autre leader de l’opposition, a, en début de semaine, annoncé son retrait du processus électoral. En fait, il conditionne sa participation par « l’audit du fichier électoral par un cabinet indépendant pour besoin de transparence ».
Augustin Matata ne semble pas voir les choses de cette manière. Tout comme Moïse Katumbi et Ensemble pour la République, son parti. Ils veulent aller jusqu’au bout, tout en continuant de faire pression. « Ça n’engage que M. Fayulu », a dit Augustin Matata devant un parterre de journalistes.
A l’approche de la présidentielle, des divergences semblent palpables entre Martin Fayulu, candidat malheureux du dernier scrutin, et d’autres leaders de l’opposition. Ces leaders devront toutefois tenir un meeting ce dimanche à Kinshasa. En fait, ils disent avoir uni leurs forces pour militer pour des élections crédibles, transparentes et inclusives.
Entre-temps, le climat se crispe entre le pouvoir et l’opposition. Lors de sa conférence de presse, Augustin Matata Ponyo, ancien Premier ministre devenu sénateur, accuse le pouvoir de vouloir l’écarter de la course. Il a maille avec la justice dans le dossier du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. Selon un rapport de l’IGF, des centaines de millions Usd alloués pour ce projet ont été détournés et l’ancien Premier ministre est soupçonné d’être auteur intellectuel de ce présumé détournement.
Mais, l’homme à la cravate rouge et aux lunettes à fines montures a toujours clamé son innocence. « C’est un acharnement politique, un règlement de compte pour avoir refusé d’adhérer à l’Union sacrée », a-t-il lâché.
La Rédaction

