A quelques mois des élections en RDC, les Etats-Unis se disent être inquiets par les attaques physiques contre les acteurs politiques dans un communiqué publié mercredi 30 août.
Washington note des « procédures judiciaires politisée, détentions arbitraires, harcèlement et marginalisation des femmes candidats ». Pour les Etats-Unis, ces actes pouraient réduire les opportunités en faveur des candidats pendant le processus électoral et saper la confiance du public en la capacité du gouvernement à garantir des élections libres, équitables et pacifiques.
Entre-temps, la pression ne faiblit pas entre le pouvoir et l’opposition depuis la manifestation réprimée en mai dernier. L’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, livre un bras de fer avec le pouvoir. Ses proches disent être victimes d’une « chasse aux sorcières ».
En fait, Salomon Idi Kalonda, conseiller spécial de Moïse Katumbi, a été arrêté et inculpé pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Mike Mukebay, un autre proche de l’opposant, est aussi en détention. Le 13 juillet dernier, Chérubin Okende, ancien ministre congolais des Transports et porte-parole du parti Ensemble, avait été retrouvé mort dans sa jeep. Son corps criblé de balles.
Washington évoque l’agression de Delly Sesanga, candidat déclaré à la présidentielle, avait été la cible d’une attaque physique à Kananga dans la province du Kasaï-central, centre de la RDC.
A l’approche des élections, le climat politique se crispe. Le consensus peine à être trouvé autour du processus électoral. L’opposant Martin Fayulu conditionne sa participation aux élections par un nouvel audit du fichier électoral. Pourtant, la Céni a affirmé qu’elle ne fera plus marche-arrière.
Béni Bavila

