L’Alliance pour le changement (A.CH) a, lors de la célébration de son deuxième anniversaire d’existence, exigé la libération de l’opposant Jean-Marc Kabund, qui purge une peine de 7 ans de prison.
Cette formation politique donne un ultimatum de 72 heures. « Si notre ultimatum n’est pas respecté, le pouvoir en place sera étouffé par une manifestation de grande envergure », a déclaré Belly Mutono, secrétaire général, devant une grande les militants.
À cette occasion, les militants ont dénoncé la dictature du régime actuel. Belly Mutono a aussi transmis le message de Jean-Marc Kabund depuis la prison : « Mon incarcération injuste ne m’arrête pas à mener la lutte pour la libération de notre pays ».
De l’allié à l’opposition, Jean-Marc Kabund était au cœur du pouvoir avant de retourner sa veste. Depuis, il a décidé de porter les habits d’opposant farouche au président Tshisekedi.
En septembre dernier, il avait été condamné pour plusieurs chefs d’accusations, dont « propagation de faux bruits » qui lui a ajouté seize mois dans sa peine, mais aussi l’outrage envers le Parlement », le gouvernement et la République, « l’offense envers le chef de l’État » ainsi que « la propagation de fausses rumeurs ».
Son parti veut continuer la lutte, s’inspirant du combat de Jean-Marc Kabund au sein de l’UDPS, parti présidentiel. D’après Belly Mutono, l’A.CH s’est fixé comme objectif de gérer l’Etat en 2028. Il promet « une gouvernance sans semeurs de troubles ni de corruption ».
« Ne nous fatiguons pas, soyons unis. Chacun de nous a son niveau de combat. Le plus important, c’est de pérenniser la vision de Jean-Marc Kabund de générations en générations, comme on le fait avec feu Étienne Tshisekedi », a-t-il dit.
Ben Tshokuta

