Moïse Katumbi, Martin Fayulu et Floribert Anzuluni, trois leaders de l’opposition, ont appelé à manifester ce samedi, jour de l’investiture du président Tshisekedi, réélu pour un second mandat.
Ces leaders politiques invitent la population à se mobiliser en plus grand nombre pour dénoncer ce qu’ils qualifient, eux, des « simulacres des élections ».
En même temps, dans une conférence de presse tenue ce jeudi, ces leaders de l’opposition accusent la Commission électorale nationale indépendante (Céni) d’avoir « fabriqué des résultats ayant abouti à ce que d’aucuns qualifient de nominations ». Ils citent aussi l’implication de certains hauts cadres politiques au sein de l’Union Sacrée de la Nation (USN), coalition au pouvoir, bénéficiaires des fraudes présumées.
« Selon les propos publics des contestataires, des acteurs politiques de premier plan, parmi lesquels le ministre de l’Intérieur et le Secrétaire Général du parti présidentiel, figureraient sur ladite liste », disent-ils.
Plusieurs partis politiques continuent de dénoncer la fraude électorale. Dans l’Union sacrée, plateforme mise en place pour soutenir le président réélu Félix Tshisekedi, tout comme dans l’opposition, les voix se lèvent pour réclamer « les sièges volés au détriment du parti présidentiel », à l’issue de la proclamation des résultats provisoires par l’organe électoral.
A l’issue de la présidentielle du 20 et 21 décembre dernier, le président Tshisekedi a été réélu avec plus de 70% des voix. Loin devant Moïse Katumbi et Martin Fayulu, ses principaux challengers. Mais, l’opposition conteste ces résultats, en dénonçant des « élections chaotiques ».
Ben Tshokuta

