Jeudi 13 février, la délégation des églises catholique et protestante de la RDC a été reçue par le président Paul Kagame à Kigali dans le cadre de ses consultations pour un « Pacte social pour la paix ».
Cette rencontre intervient au lendemain de l’échange entre les chefs religieux et les responsables de la rébellion du M23, soutenue par l’armée rwandaise. Pour les églises catholique et protestante, l’objectif est de baliser le chemin en proposant un cadre de dialogue, tout en laissant aux parties prenantes le soin de définir le contenu et le lieu de discussions.
En fait, ils affirment vouloir dépasser la seule cessation des hostilités et poser les bases d’une paix durable et favoriser le vivre-ensemble en RDC, mais aussi dans toute la région des Grands Lacs.
Avant Goma et Kigali, les chefs religieux ont rencontré le président Tshisekedi et les opposants Martin Fayulu et Delly Sesanga. Selon Africa Intelligence, ils devront mettre le cap sur Bruxelles pour y rencontrer Moïse Katumbi, leader du parti Ensemble pour la République et candidat malheureux lors de la dernière présidentielle, Claudel Lubaya, ancien député national qui s’est exilé, et Raymond Tshibanda, représentant du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, ancien chef de l’Etat devenu opposant.
La résurgence de la rébellion du M23 a brouillé les relations diplomatiques entre Kinshasa et Kigali. Depuis, le gouvernement congolais accuse le Rwanda de l’agresser à travers cette rébellion. Le récent rapport d’experts onusiens a attesté du soutien de l’armée rwandaise aux rebelles du M23, qui ont pris Goma. Ils tentent de progresser vers la ville de Bukavu dans le Sud-Kivu, où les combats se sont installés.
La Rédaction

