Les dirigeants des pays d’Afrique australe et de l’Afrique de l’Est (SADC-EAC) ont nommé mardi 25 février trois anciens pour faciliter le processus de paix dans l’Est de la RDC, où la situation sécuritaire continue de préoccuper.
Dans un communiqué publié, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont nommé un dirigeant du Kenya, de l’Éthiopie et du Nigeria. Objectif ? Ils seront de médiateurs pour le retour de la paix dans cette partie de la RDC.
« Uhuru Kenyatta, ancien président du Kenya, Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria et Hailemariam Desalegn, ancien premier ministre d’Ethiopie, sont nommés facilitateurs du processus de paix de l’EAC-SADC dans l’est de la RDC », ont annoncé les deux blocs dans un communiqué conjoint.
En fait, ils auront notamment pour objectifs « un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, l’accès de l’aide humanitaire et la sécurisation de l’aéroport de Goma, la grande ville de l’Est congolais ». Les deux blocs précisent également qu’ils organiseront une rencontre vendredi pour travailler sur les détails du cessez-le-feu.
Dans l’Est de la RDC, les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, ont pris le contrôle de Bukavu, capitale provinciale du Sud-Kivu, il y a un peu plus d’une semaine. C’était après s’être emparé le mois dernier de la ville de Goma, la capitale du Nord-Kivu et la principale ville de l’est du pays.
Kinshasa accuse Kigali de vouloir contrôler l’exploitation et le commerce de minerais dont le sous-sol de l’est de la RDC est riche utilisé notamment dans les batteries et les équipements électroniques.
Dans une résolution adoptée à l’unanimité vendredi, le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné pour la première fois nommément le Rwanda, dont 4.000 soldats appuient le M23, selon des experts des Nations unies. Début février, la SADC) et la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) s’étaient réunies en sommet, appelant à un cessez-le-feu immédiat dans l’est de la RDC, où le conflit s’est intensifié ces dernières semaines.
Les deux entités s’étaient mises d’accord lors de leur sommet début février pour fusionner les processus de paix dits de Luanda et de Nairobi. Pour l’heure, les combats se poursuivent.
Josaphat Mayi

