Les efforts diplomatiques pour résoudre les conflits dans l’Est commencent déjà à porter leurs fruits, affirme le président Felix Tshisekedi lors d’une conférence de presse animée avec son homologue burundais, Evariste Ndayishimiye, ce lundi 28 août.
Le président congolais se félicite des sanctions de l’Union européenne et Washington contre les responsables de groupes armés à la base de l’insécurité dans l’est de la RDC, région instable depuis plus de deux décennies.
Durant cette conférence de presse, le congolais Tshisekedi indique que « les personnes sanctionnées ne sont vraiment pas celles qu’on s’attendait ». Même s’il estime que c’est déjà « un bon signe ».
Les Etats-Unis ont annoncé jeudi 24 août, une série de sanctions à l’encontre de responsables de groupes armés actifs, mais également de responsables militaires, accusés de « contribuer à l’escalade du conflit » dans la région.
Les sanctions ont visé donc trois responsables des FDLR, un commandant en second du M23, un colonel de l’armée congolaise, mais aussi un général de brigade des Forces de défense rwandaises, dont des unités « sont entrées sur le territoire congolais et apporté un soutien au M23, qui dispose de connexions de long terme avec le gouvernement rwandais ».
Les sanctions annoncées prévoient le gel des avoirs détenus aux Etats-Unis par les personnes visées ainsi que l’interdiction pour tout citoyen ou entité américaine d’échanger avec l’un ou l’autre. L’interdiction concerne également tout soutien matériel, via des vivres, de biens ou de services, à destination des personnes concernées.
En juillet, l’Union européenne a imposé des sanctions financières et des interdictions de voyager ciblées à l’encontre de sept ressortissants de la République démocratique du Congo, un Rwandais et un Tanzanien, pour « des actes constitutifs de graves violations et atteintes aux droits humains » dans l’est de la RDC.
Joe Kashama

