«L’Éthiopie est exposée à une attaque extérieure, en raison du conflit dans le Tigré», a déclaré Redwan Hussein, ministre éthiopien des Affaires Étrangères, à la presse ce mercredi 30 juin. C’est une première déclaration du gouvernement fédéral éthiopien depuis le début du conflit dans le Tigré, région située au nord de l’Éthiopie.
«Plusieurs militaires loyalistes ainsi que de civils ont été tués dans le conflit au Tigré», a indiqué le chef de la diplomatie éthiopienne dans les propos relayés par Reuters.
Lundi 28 juin, le gouvernement a décrété un «cessez-le-feu unilatéral» dans le Tigré. Mais le Front de libération du peuple de Tigré (TPLF) affirme avoir pris «le contrôle total de la ville après avoir mis en fuite les troupes gouvernementales éthiopiennes».
Depuis novembre 2020, le Tigré est devenu un théâtre des affrontements entre l’armée éthiopienne et le TPLF. Les combats ont fait des milliers de morts. Et près de deux millions de personnes déplacées. Au Tigré, des centaines de milliers de personnes sont au bord de la famine, selon les Nations unies.
Ali Maliki

