« L’obligation de mourir pour l’Ethiopie appartient à chacun d’entre nous ». Ce post d’Abiy Ahmed, Premier ministre éthiopien, supprimé par Facebook pour incitation à la violence. C’est ce qu’a annoncé Emily Cain, porte-parole de Meta, société mère de Facebook, jeudi 4 novembre.
Cette publication a été publiée dimanche et retirée mardi matin. D’après Emily Cain, « la publication d’Abiy Ahmed a enfreint les politiques de la plateforme contre l’incitation et le soutien à la violence ». Dans ce post, le Premier ministre, qui compte plus de trois millions de followers, a appelé « les Ethiopiens à se mobiliser, en détenant n’importe quelle arme ou capacité face à l’avance des rebelles tigréens ».
Depuis un an, le nord de l’Ethiopie est témoin des combats entre les forces éthiopiennes et le Front pour la libération du peuple Tigré (Tplf). Le pays en état d’urgence face à l’avancée des rebelles tigréens. Ces derniers ont revendiqué la prise de deux villes stratégiques. Des affirmations qu’Addis-Abeba dément.
Mervedie Mikanu

