En Libye, la production de deux grands gisements de pétrole (Al-Sharara et Al-Fil) a été suspendue. C’est après qu’un groupe armé a fermé des vannes qui livre du pétrole brut. C’est ce qu’a annoncé la société nationale du pétrole ( NOC) dans un communiqué publié dimanche 06 mars. Selon cette société étatique, cette décision va entraîner des pertes de 330 000 barils par jour. Mais aussi une perte quotidienne supérieure à environ 35 millions Usd.
« Les infrastructures pétrolières sont souvent la cible d’attaques au vu et au su de tous », a déploré Mustafa Sanalla, chef de la NOC.
Il note que la suspension intervient alors que les prix du pétrole ont bondi au-delà de 100 Usd le baril suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. « À qui cela profite-t-il ? », s’est-il demandé.
Le champ d’Al-Sharara, dans le désert à 900 kilomètres au sud de Tripoli, est exploité par une joint-venture entre la NOC et quatre sociétés européennes.
Il contribue jusqu’à 315 000 bpj à la production nationale libyenne de 1,2 million de bpj, un chiffre toujours en baisse par rapport à environ 1,6 million de bpj avant la chute de l’ancien président Mouammar Kadhafi en 2011.
Al-Fil, à quelque 750 kilomètres au sud-ouest de Tripoli, est géré conjointement par la NOC et le géant Italien de l’énergie Eni, produit environ 70 000 bpj.
Les revenus pétroliers sont vitaux pour l’économie de la Libye, un pays qui possède les plus grandes réserves connues d’Afrique.
Ravanelly Ntumba

