Ce vendredi 16 mai, Ali Bongo Ondimba, ancien président gabonais, et sa famille sont arrivés à Luanda, la capitale, selon un communiqué de la présidence angolaise.
Il quitte Libreville après que Sylvia Bongo, son épouse, et Nourreddin, son fils, ont été libérés, puis placés sous résidence surveillée. Le procureur Eddy Minang affirme qu’ils ont bénéficié de la « liberté provisoire à raison de leur état de santé devenu incompatible avec le milieu carcéral ».
« Cette décision de mise en liberté provisoire n’interrompt nullement le cours normal de la procédure qui se poursuivra jusqu’à la tenue d’un procès juste, transparent, équitable et dans les délais raisonnables », a-t-il déclaré.
Selon Luanda, cette libération fait suite à des contacts entre le président João Lourenço et Brice Oligui Nguema. Toutefois, aucun détail n’a été fourni. Sur sa page Facebook, la présidence angolaise a publié des images montrant Ali Bongo accueilli à l’aéroport de Luanda.
A Luanda, l’ancien chef de l’Etat, évincé en août 2023 au lendemain de l’annonce de sa réélection pour un troisième mandat, et sa famille pourront, peut-être, enfin humer le vent de la liberté. Depuis, Ali Bongo a annoncé son retrait de la vie politique.
Entre-temps, le Gabon a retrouvé l’ordre constitutionnel. Brice Oligui Nguema a remporté la présidentielle haut la main avec près de 95 % des suffrages.
La Rédaction

