Au Gabon, le fils aîné d’Ali Bongo, président déchu, a été placé sous mandat de dépôt mardi 19 septembre, selon la justice gabonaise.
Noureddin Bongo Valentin a passé sa première nuit dans la prison centrale de Libreville, capitale du Gabon, après son audition. Il est inculpé notamment pour « haute trahison contre les institutions », « détournement de fonds publics » et « malversation financière internationale en bande organisée ». Plusieurs hauts responsables du régime sortant sont également mis en cause.
Le fils d’Ali Bongo a joué rôle de coordonnateur des affaires présidentielles puis conseiller stratégique d’Ali Bongo au Parti démocratique gabonais (PDG). Noureddin et les cadres de l’ancien régime étaient dans le viseur de la justice depuis le coup d’Etat, perpétré par le général de Brigade Brice Oligui Nguema. Ce coup de force a mis fin au règne de plus de cinquante années de la famille Bongo.
Ian Ghislain Ngoulou, ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo, Mohamed Ali Saliou, directeur de cabinet adjoint de l’ancien président et son frère Abdoul Océni, Jessye Ella Ekogha, ancien porte-parole de la présidence, Steeve Nzegho Dieko, qui était secrétaire général du PDG, ou encore Cyriaque Mvourandjami, directeur de cabinet politique d’Ali Bongo, figurent parmi les proches de l’ancien président auditionné par la justice, indique les médias locaux.
Kim Oun, proche conseiller de Sylvia Bongo, l’épouse du président déchu, est aussi sur le banc des accusés. Elle a été déférée pour la première fois le 15 septembre, affirme la même source.
Joe Kashama

