Lundi 28 février, une échauffourée a éclaté entre les forces de sécurité guinéennes et les partisans de Cellou Diallo, ancien Premier ministre guinéen. Selon l’AFP, cet incident fait suite à l’ordonnance de la junte, demandant à M. Diallo de quitter au plus tard ce lundi son domicile situé à Dixinn, un quartier de Conakry, capitale de la Guinée.
Des centaines de jeunes partisans de M. Diallo ont lancé des pierres contre les forces de l’ordre à Ratoma, l’une des communes constituant la capitale guinéenne, où se trouve le siège de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le parti de M. Diallo. Mais les policiers ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène.
L’ancien Premier ministre dénonce un « acharnement » le visant, ainsi que son parti. Il est par visé par une enquête pour corruption et enrichissement illicite lors de la liquidation de la compagnie aérienne nationale en 2002. Des accusions que Cellou Diaillo rejette.
La presse guinéenne rapporte que M. Diallo a toutefois quitté les lieux. La junte a entrepris la même démarche à l’encontre de Sidya Touré, un autre ex-Premier ministre. Ce dernier a aussi été déguerpi, a rapporté la presse guinéenne. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des gendarmes casqués et armés se rendant chez lui pour constater qu’il s’était plié à l’injonction.
Asaph Mawonda

