Alors que des manifestations meurtrières ont à nouveau secoué le Kenya, le président William Ruto a mis en garde contre toute tentative de renverser le gouvernement ce mercredi 9 juillet.
S’il affirme que le Kenya est un pays démocratique, il est vent debout contre ceux qu’il accuse de vouloir « semer le chaos » et « renverser le gouvernement ». En fait, William Ruto, élu en 2022, fait face à un vaste mouvement de protestation contre sa politique économique depuis 2024.
L’année dernière, plusieurs violentes manifestations avaient secoué le Kenya dans la même période. Le 25 juin 2024, au plus fort de la contestation, des manifestants ont brièvement envahi le Parlement, entraînant une riposte de la police par des tirs à balles réelles. « Ils veulent semer le chaos, organiser des manifestations, brûler des biens, provoquer le désastre afin de renverser le gouvernement avant 2027 », a déclaré le président kényan.
Pourtant, plusieurs figures de l’opposition n’entendent pas faiblir la pression. Elles qualifient le régime du président Ruto « d’hostile ». Mardi, elles ont appelé à boycotter toutes les entreprises, tous les services et toutes les institutions détenus, exploités ou publiquement liés à ce régime.
Pour l’heure, le climat politique est crispé au Kenya après deux jours de violentes manifestations contre le gouvernement. Elles ont débuté lundi, journée de commémoration de Saba Saba. Bilan ? Près de trente et une morts, 107 blessés, deux disparitions forcées et 532 arrestations, selon la Commission nationale des droits humains (KNCHR), institution publique indépendante.
La Rédaction

