Raila Odinga, leader de l’opposant et candidat malheureux à la présidentielle de 2022 remportée par le président William Ruto, dénonce « la détérioration des conditions de vie des populations » au Kenya.
Pour lui, le Kenya est en grave difficulté. « Les Kényans devaient se réveiller face à la triste situation », lance de l’opposant de 78 ans.
« A aucun moment dans l’histoire récente du pays les Kényans n’ont vécu autant de faim, de désespoir, de frustration et de colère alors que le gouvernement se concentre sur la politique de survie et de vengeance », dit ce vétéran de la politique kényane.
Odinga affirme qu’il va poursuivre sa résistance contre le gouvernement Ruto à la suite de ce qu’il qualifie de guerre du président contre la démocratie multipartite.
« Il y a une poussée totale de la part du régime de Kenya Kwanza pour tuer d’autres partis, acheter et coopter des membres du Parlement dans ses rangs et intimider tous ceux qui résistent aux manœuvres illégales, anticonstitutionnelles et antidémocratiques de l’administration », ajoute le candidat malheureux de la présidentielle.
Le chef de l’opposition indique que « l’assaut contre notre démocratie est financé par l’argent des contribuables à un moment, où les Kényans en ont besoin pour des questions de vie ou de mort comme la faim et l’éducation ».
Mercredi 15 février, le gouvernement kényan a déployé des troupes en soutien à la police nationale en réponse à l’urgence de sécurité causée par des actes endémiques de banditisme dans le nord du pays, frappé par la sécheresse et l’insécurité. Le vol de bétail ou les querelles au sujet de pâturages et de sources d’eau sont fréquents entre les communautés d’éleveurs dans le nord du Kenya.
« L’État de droit et le constitutionnalisme sont gravement menacés. Nous avons vu l’armée déployée dans le nord, sans l’autorité du Parlement, comme le prescrit la Constitution », a martelé M. Odinga.
Ali Maliki

