Après la signature de la déclaration de principes entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23/AFC, Doha est optimiste sur les intentions des parties.
Pour Mohammed Bin Abdulaziz Al Khulaifi, ministre des Affaires étrangères qatari, toutes les parties impliquées ont agi avec une intention sincère. « C’est ce qui est essentiel dans cette affaire. La manière d’aborder ce dossier avec une réelle bonne foi. En toute sincérité, j’aimerais exprimer ma gratitude aux présidents Tshisekedi et Kagame avec lesquels j’ai eu l’honneur, cette semaine, d’avoir des échanges approfondis et constructifs », a-t-il assuré.
Samedi dernier, Kinshasa et le M23/AFC ont signé cette déclaration de principes à Doha. Après le rendez-vous manqué de Luanda, le Qatar avait pris le devant dans les pourparlers de paix. Selon le texte signé, sous l’égide du Qatar, les parties s’engagent à respecter un cessez-le-feu permanent, incluant l’arrêt des attaques par air, terre, mer ou lacs. Bien plus, elles décident à mettre fin de toute propagande haineuse et l’interdiction de prises de position par la force.
Ils promettent aussi à poser des mesures de confiance. Il s’agit notamment de la mise en place d’un mécanisme, sous facilitation du CICR, pour organiser la libération des détenus d’intérêt.
Les deux parties s’engagent à appliquer les dispositions de cette déclaration d’ici au 29 juillet. Kinshasa et le M23/AFC devront entamer, à partir de 8 août, les pourparlers pour un accord de paix, censé être signé le 18 août. « Nous savons qu’il y a un conflit en cours. La situation nécessite un dialogue, un suivi de ce dialogue et demande de la persévérance pour parvenir à des accords détaillés, complets et exhaustifs », a indiqué Bin Abdulaziz Al Khulaifi.
Si l’Union africaine a salué la signature de cette déclaration de principes, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, affirme que cette déclaration se fonde sur le respect de la constitution. Il insiste sur le respect de l’intégrité de la RDC. En fait, les rebelles du M23 ont gagné du terrain dans l’est de la RDC, où ils contrôlent les villes de Goma et de Bukavu.
La Rédaction

