En RDC, l’inspection générale des Finances (IGF) a proposé au gouvernement de revoir ses contrats avec la Chine après avoir révélé dans un rapport plusieurs déséquilibres sur le résultat d’un contrat infrastructure contre mines, signé depuis 2008 entre la RDC et un groupe d’entreprises chinoises (Gec).
Pour cette institution, l’audit du contrat Chine-RDC révèle que la Chine a exploité les ressources minières d’une valeur de 10 milliards Usd. En contrepartie, elle n’a construit que des infrastructures estimées à environ 822 millions USD. Un véritable bradage des intérêts du pays avec des Congolais comme complices, indique-t-on.
Pourtant, la partie chinoise s’était engagée à construire 3500 km de routes, autant de kilomètres de chemins de fer, des infrastructures de voiries, 31 hôpitaux de 150 lits et 145 centres de santé. Le tout pour une valeur estimée à 6,5 milliards de dollars, selon l’entente et la Chine est devenue le premier destinataire des exportations minières congolaises, dénonce l’IGF.
Le rapport indique que la RDC a mis à la disposition de cette convention des gisements dont la valeur réelle est estimée à plus de 90 milliards USD. Alors que sur le terrain, il n’existe aucune visibilité sur les infrastructures que les sociétés chinoises devraient livrer.
L’IGF note, dans son rapport, ce qu’elle considère comme une « faiblesse criante et une modicité des investissements des infrastructures ».
Joe Kashama

