Ce vendredi 22 avril, la RDC entame un dialogue consultatif avec une dizaine de groupes armés actifs dans l’est de la RDC à Nairobi, capitale kényane. Selon la Communauté d’Afrique de l’Est (CEA), les groupes armés absents seraient considérés comme des forces négatives et manipulés militairement par la région.
Félix Tshisekedi, président congolais, ne va pas recevoir les représentants de groupes armés à Nairobi, selon Tina Salama, porte-parole adjointe du président congolaise. Elle précise que les discussions sont menées par une équipe congolaise sous le leadership du président kényan Uhuru Kenyatta.
Le président congolais informera ses collègues du résultat de ces consultations, indique le communiqué du CEA.
Mais à Kinshasa, des voix s’élèvent pour s’opposer à ces consultations. Martin Fayulu, une des grandes figures de l’opposition, juge inadmissible ces consultations. « Il est inadmissible qu’on laisse M. Félix Tshisekedi livrer le pays entre les mains des groupes armés instrumentalisés » dit-il.
Pour Georges Kapiamba, coordonnateur l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), « le président Tshisekedi ne devrait pas signer tout pouvant assurer l’intégration de membres du M23 au sein des forces de défense et sécurité ».
Le mini-sommet de la CAE a aussi décidé d’accélérer la mise en place d’une force régionale pour aider à contenir et, si nécessaire, combattre les forces négatives dans l’Est de la RDC et dans la sous-région.
Joe Kashama

